Preface
La ligne est vague et conventionnelle entre ce qui est vraisemblable et ce qui ne l’est point. Il suffit de bien peu de chose pour qu’une œuvre d’imagination tourne vers la parodie et que des personnages qu’on a voulu pathétiques fassent figure comique et absurde.
Si je n’ai pas pu, en ce livre, éviter cet écueil, je ne m’en soucie guère. Avant tout, je redoute le guindé, le compassé, d’avoir l’air de croire que c’est arrivé et de paraître prendre au sérieux ce qui ne tire sa valeur que de la fantaisie qu’on y apporte, de la bonne humeur, de l’exceptionnel, et même de l’extravagant.
Sourire quand on imagine et que l’on écrit, c’est inciter à croire ceux qui vous lisent. Je n’ai jamais prétendu faire penser, mais tout simplement amuser et distraire. Sans doute est-ce là une ambition proportionnée à mes moyens.
- Maurice Leblanc
- I. Le héros d’un roman n’est pas toujours un héros
- II. Seuls les faits de la vie quotidienne sont à la taille de notre destin
- III. La prédiction de la somnambule
- IV. Les événements revêtent quelquefois les apparences du plus mauvais roman d’aventures
- V. Le « Dé d’argent » et les « Lions de l’Atlas »
- VI. Fridolin vaut un régiment
- VII. Il y a toujours de la place dans un tendre cœur
- VIII. « Je meurs sans regrets, puisque c’est pour la bonne cause »
- IX. Il nous est plus difficile de connaître la raison de notre bonheur que celle de nos tourments
- X. Aimer... Tuer
- XI. Mané... Thécel... Pharès...
- XII. « Regarde d’abord auprès de toi »
