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Ma mémoire bat les cartes
Free texts and images.
[VI] IV. Ma mémoire bat les cartes
Ma mémoire bat les cartes
Les images pensent pour moi.
Je ne peux pas te perdre,
C’est la fleur du secret,
Un incendie à découvrir.
Des yeux se ferment sur tes épaules,
La lumière les réunit.
L’aile de la vue par tous les vents
Étend son ombre par la nuit.
Et nul n’y pense, nul n’en rêve
Et les esclaves vivent très vieux
Et les autres inventent la mort.
La mort tombe mal, inconcevable.
Ils font du suicide un besoin,
Des êtres immobiles s’ensevelissent
Dans l’espace qui les détruit.
Ils envahissent la solitude
Et leur corps n’a plus de forme.
Dans les ramures hautes,
Tous les oiseaux et leur forêt.
Ils refusent au son ses mille différences,
Les grands airs du soleil ne leur en imposent pas.
Le silence supprime les grâces de saison.
Ce verrre sur le marbre noir,
Un seul hiver, incassable,
À enfermer
Avec l’aube aux yeux de serpents
Qui se dresse, solitaire,
Sur le sperme des premiers jours,
Les feux noyés du verre.
À calculer
La sécheresse des îles de dimension
Que mon sang baigne.
Elles sont conçues à la mesure de la rosée,
À la mesure du regard limpide
Dont je les nargue.
Il y a des sources sur la mer
Dans les bateaux qui me ramènent
Et des spectacles en couleurs
Dans les désastres à face humaine.
J’ai fait l’amour en dépit de tout,
L’on vit de ce que l’on n’apprend pas,
Comme une abeille dans un obus,
Comme un cerveau tombant de haut,
De plus haut.
La pâleur n’indique rien, c’est un gouffre.
Que ne puis-je écrire !
Les lettres sont mon ignorance,
Entre les lettres, j’y suis.
Au néant des explorateurs,
Des rébus et des alphabets,
Avec le clin d’œil imbécile
Des survivants que rien n’étonne.
Ils sont trop, je ne peux leur donner
Qu’une nourriture empoisonnée.
La nuit simple me sert à te chercher, à me guider
Parmi tous les échos d’amour qui me répondent :
« Personne »
Sans bégayer.