Il est minuit au pied du château qui n’est ni celui de la Belle au bois dormant, ni le seul en Espagne, ni le roi des nuages mais celui dont les murailles dressées au sommet montagne dominent la mer et la plaine et maints autres châteaux dont les tours blanchissent au loin comme les voiles perdues sur la mer. Il est minuit dans la plaine et sur la mer, il est minuit dans les constellations vues et voici que l’étoile, la tantôt noire, la tantôt bleue, surgit au-delà de l’écume éclatée comme un orage bas dans les ténèbres liquides. À ses rayons, la bouteille abandonnée dans et les ajoncs s’illumine des voies lactées paraît contenir et ne contient pas car, bien bouchée, elle recèle en ses flancs la sirène masquée, la captive et redoutable sirène masquée, celle nomme l’Inouïe dans les mers où jamais elle ne daigne chanter et la Fantomas dans les rêves. Et, vrai, vêtue du frac et du haut de forme, on l’imagine parcourant un bois de mauvais augure tandis que les musiques fête lointaine somment vainement les échos de ramener à elles ce charmant travesti. On l’imagine encore, amazone, dans ce même bois, à l’automne, serrant contre elle un bouquet de roses trop épanouies dont les pétales s’envolent sous les efforts combinés du vent et du trot de son cheval.
Pour l’instant captive elle attend la délivrance dans sa prison bien bouchée par une main amoureuse, tandis lettre, non remise à son destinataire, moisit sur le sol. où les dés et les horloges font des bruits singuliers qui étonnent les veilleurs. où l’amant qui déshabille sa maîtresse s’étonne du crissement musical et inaccoutumé de la soie et du linge. Pales et rêveurs, tous écoutent ces manifestations de l’invisible qui n’est que leurs pensées et leurs rêves et, ceux-là, sur les chiffres fatidiques et, ceux-ci, sur qui marqua jadis le rendez-vous manqué et les derniers, sur l’éclat de la chair admirable éternisent quelques secondes leurs regards qui, soudain, voient loin, très loin au-delà des enjeux et des changements de date, au-delà des caresses et des serments, au-delà même des chants indéchiffrables des sirènes. Il est minuit sur le château, sur la plaine et sur la mer.
Ceci se passe, ne l’oublions pas, dans une véritable plaine, sur un véritable rivage, sous un véritable ciel. Et il véritable bouteille et véritable sirène, tandis que s’écoule une mer véritable qui emporte la lettre et monte à l’assaut du château.
Écoulement tumultueux du contenu de l’insondable bouteille. C’était pourtant une bouteille comme les autres et elle ne devait pas contenir plus de 80 centilitres et, pourtant, voilà que l’Océan tout entier jaillit de son goulot où adhèrent encore des fragments de cire. Frémissement des monts et des fondations du château sous l’assaut de déplacement de l’étoile, rien ne peut distraire la sirène de sa rêverie en proie à sa propre respiration, dans l’odeur de violette de la nuit. Monte, monte Océan, roule tes vagues et reflète en les déformant les monstres inscrits dans les constellations et joyeux de se mesurer avec les terribles créatures de tes cavernes et de tes gouffres, monte, monte, emporte les buissons de thym et de prunelliers et fais, sur ébouler les tumulus de glaise et d’argile et les tas de cailloux, renverse la tombe oubliée par un criminel d’autrefois et un fossoyeur paresseux à l’aube jour d’été où les diamants de la vie résonnaient formidablement dans les verres du cabaret et s’étalaient en cartes d’îles inconnues sur la nappe blanche.
Monte, monte et roule ton écume en fourrures élégantes puisque la sirène se plonge en toi, se roule en toi et monte avec toi vers le porche obscur du château, citadelle d’ombre et de fantômes, béant sur la ligne d’horizon qu’il engloutit interminablement.
Et voici que la sirène pénètre dans le château et s’égare dans un long corridor de draperies et de toiles d’araignées à l’issue duquel, lance et flamme et épée dans les mains, dans son armure de fer l’attend un chevalier.
Long combat, mêlée où le cliquetis de l’armure se mêle au cliquetis des écailles, éclairs des épées dans l’ombre, ahan des combattants, reflets des étoiles du ciel sur la cuirasse et les cuissards et de l’Océan sur la queue de la sirène, sang s’insinuant dans les jointures des dalles, souffle qui fait vibrer les toiles d’araignées. L’une de celles-ci s’agite sur le mur et son ombre en fait une créature abominablement géante.
Quand la sirène s’éloigne, les pièces de l’armure baignent, pêle-mêle, dans le sang, sur le sol, tandis qu’à son tour la tantôt noire, la tantôt bleue, pénètre à son tour dans le corridor, s’empare de l’épée du chevalier, attaque la sirène.
Escrime fabuleuse, ce spectacle je le vois, il se déroule sous mes yeux, escrime fabuleuse que celle de l’étoile dont les branches se rétractent et s’allongent tour à tour. Zigomar du ciel, astucieuse duelliste, étoile, ton dernier reflet est parti vers des planètes distantes de millions et millions de kilomètres et, demain, dans des millions les astronomes surpris de ne plus voir ton fanal parmi les récifs sidéraux publieront grand naufrage vient d’avoir lieu dans les espaces célestes et qu’il faut noter ta disparition sur la liste déjà longue des phénomènes inexplicables et je doute que l’on donnerait créance à qui dirait que une sirène qui, te frappant dans ton cœur à cinq branches, a supprimé ton éclat de l’écrin des comètes, des soleils, des planètes, des nébuleuses et de tes sœurs, les autres étoiles, parmi lesquelles te regretteront tes compagnes préférées, l’étoile du Nord et l’étoile du Sud.
Ô sirène ! je te suivrai partout. En dépit de tes crimes, compte tenu de la légitime défense, tu es séduisante à mon cœur et je pénètre par ton regard dans un univers sentimental où n’atteignent pas les médiocres préoccupations de la vie.
Je te suivrai partout. Si je te perds, je te retrouverai, sois-en sûre et, bien qu’il y ait quelque courage à t’affronter, je t’affronterai car il ne de souhaiter ici ni victoire m défaite tant est beau l’éclat de tes armes et celui de tes yeux quand tu combats.
Marche dans ce château désert. Ton ombre surprend, sur, les marches des escaliers. Ta queue fourchue se prolonge longuement d’étage en étage. Tu étais tout à au plus profond des souterrains. Te voici maintenant au sommet du donjon. Soudain tu t’élèves, tu montes, tu t’éloignes en plein ciel. Ton ombre, immense, a diminué rapidement et ta minuscule silhouette se découpe maintenant sur la surface de la lune. Sirène tu deviens flamme et tu incendies si violemment la nuit qu’il n’est pas une lumière à subsister près de toi dans des parterres de fleurs inconnues hantées par les lucioles.
Bonjour la flamme.
Elle me tend ses longs gants noirs.
Et le matin le feu l’aube et les ténèbres et l’éclair.
Bonjour la flamme.
Tu ne me brûles pas.
Tu me transportes.
Et je ne serais plus que cendre, ô flamme, si tu m’abandonnais.
Alors, comme les astres tombaient du ciel sur le lac invisible dans lequel je m’enfonçais avec délices,
Elle mit ses mains à mon cou et, me regardant dans les yeux de ce regard
que mes yeux absorbent, elle dit : « C’est toi que j’aurais dû aimer. »
Souviens-toi de cette parole pour les années futures, toi seule digne
d’incarner l’inégalable amour que je portais à une autre à jamais disparue,
Et puisses-tu ne jamais la prononcer de nouveau
Dans un carrefour de rides, sous un ciel de jours fanés et de désirs abolis.
Je baise tes mains,
Tu as le droit de ne pas m’aimer
Insensé celui qui le méconnaît
Je baise tes mains.
Très haut dans le ciel montent les fumées calmes et le chant oiseau si difforme
que les nuages n’osent l’accueillir et que le ciel est plus clair
et plus pur quand vole cet oiseau solitaire.
Je baise tes mains.
Je baise tes mains avant le départ pour la nuit, à l’arrivée des cauchemars,
quand tu dors et quand tu rêves et quand tu penses à moi
et quand tu penses pas.
Je baise tes mains, tu as le droit de ne pas m’aimer.
Et toi,
Te souviens-tu de cette sirène de cire que tu m’as donnée ?
Tu te prévoyais déjà en elle et dans celle qui te ressemble.
Tu ne meurs pas de la transfiguration de mon amour, mais tu en vis, elle te perpétue.
Car qui prévaut même sur toi, même sur elle.
Et tu ne seras vraiment morte
Que le jour où j’aurai oublié que j’ai aimé.
Cette sirène que tu m’as donnée, c’est elle.
Sais-tu quelle chaîne effrayante de symboles m’a conduit de toi
qui fus l’étoile à elle qui est la sirène ?
Ô sœurs parallèles du ciel et de l’Océan !
Mais toi.
Je t’ai rencontrée l’autre nuit,
Une fameuse nuit d’orages, de larmes, de tendresse et de colère
Oui, je t’ai rencontrée, c’était bien toi.
Mais quand je me suis approché et que je t’ai appelée et que je t’ai parlé,
C’est une autre femme qui m’a répondu :
« Comment savez-vous mon nom ? »
Regarde ton nouveau visage, car tu n’es pas morte.
Par la grâce de regarde ton nouveau visage.
Regarde, il est aussi beau que fut le premier.
Tu n’as guère changé.
Tes yeux de pervenche, tes yeux désormais éteints ne brillent plus
dans un visage douloureux et ironique.
Non, deux yeux plus sombres dans un visage à la fois plus sévère et plus gai.
Elle aime comme toi les petits bistros, les zincs à l’aube
dans les quartiers populaires, la joie des ouvriers quand ils sont joyeux.
Te rappelles-tu une nuit d’abîmes ?
Nous avons passé devant le Trocadéro et au-delà, sur un boulevard
où passe le métro aérien, non loin du Vel’ d’Hiv’,
Nous avons bu de la bière au « Rendez-vous des camionneurs ».
Il était six heures du matin.
Un plombier plaisanta longtemps avec nous.
Et, une autre fois, dans ce café où l’on sert du faro et de la gueuse lambik,
te souviens-tu de Marie de la gare de l’Est ?
Elle fut jadis belle, aimée, riche.
Elle se lave maintenant aux fontaines Wallace.
Mais, comme elle a gardé un certain goût de luxe,
Une fois par mois elle va se faire épouiller dans un hôpital.
Il me semble parfois que ce n’est pas avec toi mais avec ton nouveau corps,
ton nouveau visage que j’ai vu toutes ces choses.
Regarde, regarde ton nouveau visage.
Il est aussi beau que fut le premier.
Regarde, regarde ton nouveau corps.
Je me souviens de la rencontre entre ces deux visages de mon amour, de mon unique amour.
C’est peut-être de cela que tu es morte.
Mais tu vis, vous vivez,
Amantes bien nommées, insoumises à mon amour,
Visages bien nommés, corps bien nommés.
Je pleure sur la mémoire que tu perdis en mourant, mais la mort m’est indifférente.
Moi, je me souviens.
Je te trouve semblable à toi-même,
Aussi cruelle et aussi douce,
Et ne m’accordant tellement
Que pour me faire plus violemment regretter le peu que tu me refuses.
Nous voici vieux déjà tous deux.
Nous avons trente ans de plus qu’aujourd’hui,
Nous pouvons parler de jadis sans regret, sinon sans désir.
Tout de même nous aurions pu être heureux,
S’il était dit qu’on puisse l’être
Et que les choses s’arrangent dans la vie.
Mais du malheur même naquit notre insatiable, notre funeste, notre étonnant amour.
Et de cet amour le seul bonheur que puissent connaître deux cœurs insatiables comme les nôtres.
Écoute, écoute monter les grandes images vulgaires que nous transfigurons.
Voici l’Océan qui gronde et chante et sur lequel le ciel se tourmente
et s’apaise semblable à ton lit.
Voici l’Océan semblable à notre cœur.
Voici le ciel où naufragent les nuages dans l’éclat triste d’un fanal promené
à tour de rôle par les étoiles.
Voici le ciel semblable à nos deux cœurs.
Et puis voici les champs, les fleurs, les steppes, les déserts, les plaines,
les sources, les fleuves, les abîmes, les montagnes,
Et tout cela peut se comparer à nos deux cœurs.
Mais ce soir je ne veux dire qu’une chose :
Deux montagnes étaient semblables de forme et de dimensions
Tu es sur l’une
Et moi sur l’autre.
Est-ce que nous nous reconnaissons ?
Quels signes nous faisons-nous ?
Nous devons nous entendre et nous aimer.
Peut-être m’aimes-tu ?
Je t’aime déjà.
Mais ces étendues entre nous, qui les franchira ?
Tu ne dis rien mais tu me regardes
Et, pour ce regard,
Il n’y a ni jour ni étendue.
Ma seule amie mon amour.
Je n’ai pas fini de te dire tout.
Mais à quoi bon...
L’indifférence en toi monte comme un rosier vorace qui, détruisant les murailles, se tord et grandit,
Étouffe l’ivrogne de son parfum...
Et puis, est-ce que cela meurt ?
Un clair refrain retentit dans la ruelle lavée par le matin, la nuit et le printemps.
Le géranium à la fenêtre fermée semble deviner alors que surgit le héros du drame.
Je ne te conte cette histoire qui ne tient pas debout
que parce que je n’ose pas continuer comme j’ai commencé.
Car je crois à la vertu des mots et des choses formulées.
Nul jeu, ce soir, sur la table de bois blanc.
Un ciel creux comme une huître vide
Une terre plate
La demoiselle sans foudre apparaîtra-t-elle ?
Un cœur de poisson abandonné sur le carrelage d’une cuisine n’en peut plus d’ennui.
Il se gonfle
Près de lui dans la boîte à ordures luit l’arête.
Corridor sombre traversé par les chats
Une porte de saltimbanque s’ouvre et se ferme alternativement sur une femme,
sur un homme, sur un homme, sur une femme.
Et la demoiselle sans foudre dit qu’au carrefour d’aubépines et de sainfoin elle perdit un bas
Qu’elle perdit au pied du chêne fendu
Et sa chemise sur la berge.
La demoiselle sans foudre est nue toute nue
Elle tient un cœur palpitant de poisson dans la main
Elle regarde vaguement devant elle
Elle se mord les lèvres jusqu’au sang et parfois et chantonne.
La demoiselle sans foudre est seule toute seule.
Le cœur de poisson palpite dans sa main
L’ombre tombe sur son corps nu et le fait étinceler
C’est ainsi que naissent les constellations
C’est ainsi que naît le désir
C’est alors que se souvenant de lui-même un noctambule s’arrête
sous un réverbère au coin d’une rue, regarde rougeoyer la lumière.
Et avant de reprendre son chemin s’imagine tel qu’il était des années auparavant
avec son regard vif et sa bouche sanglante.
À l’heure où la demoiselle sans foudre venait tendrement le border dans son lit.
La sirène rencontre son double et lui sourit.
Elle s’endort alors du sommeil adorable dont elle ne s’éveillera pas.
Elle rêve peut-être. Elle rêve certainement. Nous sommes au matin d’un jour
de moissons lumineuses et de tremblements de terre et de marées de diamants,
les premières retombant sur tes cheveux et surgissant de tes yeux,
les seconds signalant ta promenade et les troisièmes montant à l’assaut de ton cœur.
Il est cinq heures du matin dans la forêt de pins où se dresse le château de la sirène,
mais la sirène ne s’éveillera plus car elle a vu son double, elle t’a vu.
Désormais ton empire est immense.
D’un sentier sort un bûcheron sur lequel la rosée tremble et s’étoile.
Au premier arbre qu’il abat surgit un grand nombre de libellules !
Elle s’éparpillent dans des territoires de brindilles.
Au second arbre se brisent les premières vagues.
Au troisième arbre tu m’as dit :
« Dors dans mes bras. »
Tu diras au revoir pour moi à la petite fille du pont
à la petite fille qui chante de si jolies chansons
à mon ami de toujours que j’ai négligé
à ma première maîtresse
à ceux qui connurent celle que tu sais
à mes vrais amis et tu les reconnaîtras aisément
à mon épée de verre
à ma sirène de cire
à mes monstres à mon lit
Quant à toi que j’aime plus que tout au monde
Je ne te dis pas encore au revoir
Je te reverrai
Mais j’ai peur de n’avoir plus longtemps à te voir.
Amer destin celui de compter la feuille et la pierre blanche
Malice errant le premier du mois de mai
Salua d’un cœur vaillant chapeau claque et gants blancs
Salua dis-je le dis-je et la lune en mousseline
Salua bien des choses
Salua surtout le dis-je
Salua vraiment salua
Salua
Et comme j’ai l’honneur de le dire
La cataracte du Niagara ne tiendrait peut-être pas dans votre verre.
Peut-être pas Monsieur peut-être
Peut-être et comment va Madame peut-être
Madame peut-être s’ennuie
Madame peut-être a des vapeurs
Peut-être.
Quand il mit son doigt sur le plaid
Sur le plaid d’Égypte monsieur mais oui
Nous ne sommes pas tous comme ça dans la famille
C’est heureux pour mon père et ma mère
Et pourtant plus on est de fous...
Oui c’est heureux
Plus on rit
Oui.
J’ai écrit cette chanson qui en vaut bien d’autres
Un soir où je n’étais ni gai ni triste
Bien que de jour en jour je connaisse mieux les hommes
Ni gai ni triste
Un soir où je n’avais pas bu
Un soir ou j’avais vu celle que j’aime
J’ai écrit cette chanson qui en vaut bien d’autres
Pour amuser celle que j’aime.
Mais je connais une chanson bien plus belle
Celle d’une aube dans la rue ou parmi les champs prêts à la moisson ou sur un lit désert
On a brûlé ce début de printemps les dernières bûches de l’hiver
De vieilles douleurs deviennent douces au souvenir
Des yeux plus jeunes s’ouvrent sur un univers lavé.
J’ai connu cette aube grâce à toi
Mais se lèvera-t-elle jamais
Sur les douleurs que tu provoques ?
Tu sais de quelle apparition je parle
Et de quelle réincarnation
Coulez coulez larmes et fleuves
Et vins dans les verres.
Le temps n’est plus où nous riions
Quand nous étions ivres.
Elle est haut la sirène parmi les étoiles sœurs de la vaincue.
Impératrices de peu de nuages, reines heure de la nuit, planètes néfastes. Et voici que d’un seul bond, d’une seule chute, la sirène plonge dans la mer au milieu d’une gerbe d’écume qui fait pâlir la Voie Lactée.
L’épave est toujours à la même place enlisée dans le sable où ses armes rouillées ont des allures de poulpes.
Une huître gigantesque bâille et montre sa gigantesque perle dans l’orient de laquelle le homard et le crabe écartent les algues comme une forêt vierge.