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Les différents sens de la notion de sensation
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Diogène Laërce, VII, 52, 1-4
D’autre part, les Stoïciens appellent sensation le souffle ou pneuma qui vient de la partie directrice de l’âme, frapper les sens, et aussi la compréhension qui se fait par l’intermédiaire des sens, et l’état des organes des sens qui sont parfois émoussés. Ils appellent encore ainsi leur fonctionnement.
Vérité et fausseté des sensations
Cicéron, Premiers Académiques, II, 101
Nous ne sommes pas plus sévères pour les sens que ne le sont les Stoïciens : ne disent-ils pas qu'ils nous trompent souvent et que bien des choses sont fort différentes de l'apparence qu'ils leur prêtent ?
Sensations et assentiment
Cicéron, Premiers Académiques, II, 108
Le deuxième argument consiste à déclarer qui ne donne son plein assentiment à aucune croyance incapable de toute action. Il faut, en effet, avant tout pour que nous agissions, que nous ayons la vision de quelque objet et cette vision enveloppe déjà l'assentiment : pour les Stoïciens, en effet, sentir c'est assentir et, comme le désir naît de la sensation, l'action qu'il engendre est elle-même une suite de la sensation; la supprimer, c'est supprimer tout ce qui remplit la vie.
Aétius, IV, 8, 12
Résumé : pour les Stoïciens, toute sensation est un assentiment et une appréhension.
Autres sources
- Porphyre, De l'âme, Stobée, Anthologie, I, 49, 25, 6-11
- Sextus Empiricus, Contre les savants, VIII, 185, 4-7
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