« Dédicacé à mes amis, ainsi qu'à tous ceux qui ont passé du temps avec moi, à mes côtés.
Di Cioccio Lucas »
Moua
C'est un drôle d'hurluberlu, On l'appelle parfois Lulu le chevelu, Car sa tignasse tient chaud à ses neurones. Aussi chez lui ce qui étonne, C'est sa manière de fleurir, Sa garde robe l'été venu, Comme un touriste au sourire, Facile et à l'humour farfelu. Ce dernier parfois grotesque, Souvent issu d'une idée ubuesque, Est offert au moindre fanfaron, Lulu adore les joyeux lurons. Malgré ses binocles et son air coincé, Avec sa voix de crooner, Il essayera de vous charmer. Mais il n'est pas un grand dragueur, Plutôt colosse au pieds d'argile, En fait complètement servile, C'est un tigre de papier, Toutefois bon à marier.
Où sont les artistes ?
Que font les médias, A part nous compter les aléas, Les potins des plus grandes stars, Et tout pleins de choses de bizarres. Pourquoi aucun artiste impliqué, Contre la guerre et ses atrocités, N'arrive à se faire entendre ?, Parmi toute cette culture « à vendre ». Quelques labels escrocs, Installerons dans les landeaux, De quoi faire grandir vos enfants, Suivant un schéma tout blanc. Regardez les combien ils sont cultivés, Ils savent toutes les publicités, Tous veulent devenir chanteurs, Ils veulent imiter des horreurs, Des artistes nés en une après-midi, Lorsqu'un requin s'est dit, Qu'un cd à vingt euros, C'est parfait pour les ados.
Héros
Aujourd'hui Pierre n'a rien de mieux à faire, Que de s'en aller sauver des vies d'inconnus, Pourtant Pierre est comme ses congénères, Ni plus ni moins quelqu'un qu'on croise dans la rue, Pierre s'en va juste donner son sang, Ce n'est pas qu'il en a trop, Ni qu'il a d'étranges globules blancs, Pierre donne juste car comme d'autres héros, Il aime se sentir utile, Et sans vous obliger on peut vous exhorter, A passer l'appréhension de l'aiguille, Et d'un peu de votre sang vous délester, Ce n'est pas une épreuve insurmontable, Surtout que les équipes sont adorables.
Restez nature, restez sincères
Dans mon esprit que tu as apprivoisé, Un petit temple pour toi j'ai bâti, De marbre et d'or il est orné, Les cariatides à ton effigie, Sont l'oeuvre de Pygmalion. Sur la porte d'entrée ton blason, Représente le cosmos, ton empire. Une phrase en mosaïque, Invite les âmes à s'introduire, Mais elle prévient aussi que, Le temps qu'il faut pour visiter, Est plus grand que celui pour s'échapper, Même de l'oeuvre de Dédale. Esprit du souffle génial, Ô engeance mère nature, Face à toi rien ne se mesure, Car la fugacité de nos vies, la ponctualité de la mort, Nous empêche de percer la pléthore, Des secrets que tu sais si bien garder, Qui pourtant nous sont dévoilés, Lorsqu'on s'étreint, dans nos paradigmes. Une réponse évidente aux énigmes, C'est que tu as créé pour nous les plaisirs, Et que cette chance tu veux nous la voir saisir.
A l'inconnue absente
Mon amie l'inconnue absente, Merci de m'avoir donné la force, D'écrire mes pensées, fussent-elles belles, fussent-elles féroces, Lire tes poèmes a été la puissance, Qu'il me fallait pour immortaliser les miens, Si une de nos plumes s'arrête de couler, Alors nos pleurs sauront s'y substituer, N'y pensons pas, c'est pas pour demain.
Toi qui es dans mon panthéon
Une seule de tes larmes, Pour moi c'est un drame, Un seul de tes mots, Il n'y a que ça de beau, Le seul de mes espoirs, C'est de te revoir, Un poème en ton nom, Pour me faire un raison, Que tu sois un ami, Ou bien mon égérie, Tu mérites ton nom, Dans mon panthéon.
Fiesta
Désormais faire la fête, C'est s'amuser et rire de tout, Et aussi boire beaucoup, On boit jusqu'à en perdre la tête, C'est fou tout le monde picole, On danse jusqu'à bout de forces, Puis on boit, on devient féroce, La bagarre démarre quelques coups volent, D'autres vraiment déments, S'en vont en voiture sans le soucis, Que sur la route ils risquent des vies, Il ne fallait pas prendre le volant.
En verve
Si tard ! je m'évertue à tuer ma verve, Immuable elle m'obsède, conçoit et ressasse, Une alchimie d'essences, intense, brûlant mes rêves. En vain ! Le chien dort la caravane de mots passe, L'insomnie prolixe s'est de nouveau invitée, Des métaphores filandreuses, des mauvais chiasmes, Pourrissent mes nuits et sont de piètre qualité. Au diable ! Combien de ratés amputent mon enthousiasme, Moult vers sont bâtards voire d'un langage incongru, Mais comment les chasser ? Puisqu'ils reflètent ma vie, Et qu'ils se multiplient à l'image du kudzu, Pour peu qu'ils fassent une fleur, je ne dors plus de la nuit. Horreur ! Mon cours de mathématiques est béant, L'horloge affiche minuit et me regarde austère, Pour me rappeler mes priorités, pourtant, Je concatène mes strophes, et dévelloppe des vers, J'ai surtout dérivé, dira le correcteur, Je me rends donc à l'évidence, qui gît dans mon lit. Hourra ! Je peux dormir après ce dur labeur, Tenter de laisser de côté les rêveries, Mais je remarque, chose étrange, que, les yeux clos, Des nouvelles formulations s'invoquent puis m'innondent J'enfile boxer, t-shirt, lunettes, papier et stylo, Je vais pérégriner par delà la mappemonde, Me voilà reparti, en quantique pèlerinage. En mer ! Mon vaisseau s'engage dans un cul de sac, L'armée de rimes me mire, et passe à l'abordage, J'éperonne, j'échoue et jette la chaloupe dans le lac, Les ecueils se marrent car amer je rame en vers, Dans ce verre d'eau qui m'accorde une petite prose, Un mot évident me vaut les regards austères, Des mouettes consternées par l'absurdité de la chose, Et je ris d'elle car leur nom rime avec poète. Enfin ! En vrai j'ai été fort stérile, en effet, Qu'avais je fait de ma soirée ? Des nèfles infectes, Car influaient sur ma face infiniment effarée, Mes fallacieuses folies furieuses et enfantines, Eux qui me firent une figure froide peu fidèle, L'effraie, la foudre et le feu follet qui fouinent, Quand ils me surprirent entre deux excès de zèle, J'avais à peine entamé ma poésie du soir, Qu'ils vinrent me distraire, nerveusement et cardiaquement. Amen ! Voilà revenu après fors déboires, L'allégresse et la voix de ma muse d'antan, Elle me souffle suavement d'oniriques phrases, A propos de zéphyr très mélancolique, Plus que délecté, c'est en savourant avec emphase, Que j'encense mon ego de lettres prosaïques, Je me dépeins un décor paradoxal, Fredonne une musique, et m'envoûte dans mes langes, Fraîches et remplies d'enluminures orales, Puis m'endors en rêvant de ton visage d'ange.
Comment l'avouer ?
Sentiment fort, pressant et doux, Insidieux et furtif comme l'aspic, Il captive, mais qui s'y frotte s'y pique, On se sent changer par à coups, Tout d'abord on se sent bien moins égocentrique, Puis on se met à rêver à des joutes érotiques, Parfois, de tout ce qui l'approche on est jaloux, On perd ses moyens, on n'est qu'un engrenage, Suite à quoi on devient onychophagie, C'est peut-être humiliant, mais on y prend goût, Le moment de lui dire approche et tous nos rouages, S'affolent, s'emballent, ou veulent plier bagage, La chaleur monte, on voudrait la glace d'un igloo, Car il faut se rafraîchir et oublier son stress, On en oublie l'important, on se presse, Pour lui dire. Mais la force n'est pas au rendez-vous, Et petit à petit notre orgueil s'affaisse, On a pas osé, on se sent bas, et le moindre bruit nous agresse On est affaiblit, l'échec nous a rendus tout mous, On dit que la chance tourne, tourne comme les derviches, Mais là elle s'enfuit comme la candide biche, Pour battre la timidité il faut bien être fou, Pourtant afin que le visage de l'amour s'affiche, Il faut ôter ses lunettes, son masque et son postiche, Et finalement on se jette, on assume jusqu'au bout, En espérant avoir perdu ni amitié, Ni la joie que nous apporte l'être aimé.
Für Élise
Je ne suis pas Beethoven, Mais voici ma lettre à Élise, Les notes qui trottent et traînent, Dans ma tête et me grisent, Une mélodie par ton sourire enjolivée, Se répète, en moi comme un canon, Et tes regards par leur fugacité, Y produisent des énigmes à foison. Ce menuet atteint son paroxysme, Quand à ton harmonieux corps, Se mêlent volupté et érotisme, Dans le plus parfait accord, Ta beauté à te dire m'oblige, Que ton doux visage, Avec ta silhouette callipyge, Font un lascif mariage, J'ai chanté ton élégance, En tentant d'être délicat, Pour effacer tes réticences, A te rapprocher de moi, J'ai la conviction que ces mots, S'amplifieront assurément, Pour conclure fortissimo, Le crescendo de mes sentiments.
Erreur de jeunesse
J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, Car tu ne m'as pas donné le tien. J'ai voulu bien trop fort, Qu'on ai un entretien, Qui aille avec effort un peu plus loin. J'ai eu tort, en laissant mes mains Sur toi. Depuis je te désire bien plus, Mais pas dans le sens qui te rassure le plus. J'ai pleuré la distance, je pleurerai chaque mètre, Qui me sépare de toi mon amour, mon être cher. J'ai pleuré le temps écoulé, je le pleurerai chaque jour, Patientant pour enfin ton retour. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps, Tu ne m'as pas donné le tien, ce n'est pas un tort. Reviens moi s'il te plaît, Avant que je sois déprimé, Réfléchis à quels droits, Aussi j'aurai sur toi, Ce que tu m'interdis, et surtout m'autorises. J'aimerais pouvoir faire comme toi qui attises, Mes ardeurs. Pouvoir te faire penser comme moi, Qui souhaite profiter au plus des instants avec toi, Car je sais qu'ils sont bien rares.
Je ne sais pas tourner la page
Mon ego a été trop sensible, A son irréfutable beauté, Et son charme inexpliqué, M'a permis de faire l'impossible, Engagé avec maladroitesse, J'ai divulgué mes intentions, Je me contente, consolation, De succédanés de nuits d'ivresse, Elle ne veut pas que je m'accroche, Mais quand je désire suivre son conseil, En grimpant monts et merveilles, Je rippe, dérape et je m'écorche, Avec brio je me rattrape A une précaire thérapie, La présence de ma meilleure amie, Ne peut m'aider à chaque étape, Le coeur lacéré je persiste, Dans mes espoirs je tente le coup, Au risque de me faire tordre le cou, Par mon penchant masochiste, Les romantiques barbelés, Déchiquettent mes idéaux, Comme mes coups d'épée dans l'eau, Mettent en pièce ma volonté A mon grand dam je n'ai plus rien, Mes poésies dithyrambiques, Mon histrionisme lyrique, Tout ça sera révolu demain.
DésiRenouer
Quand dans mon lit, j'ai envie de t'embrasser. Pour toi ma chérie, reviennent toutes mes pensées Je nous revois, marchant dans la rue. Main dans la main, par les avenues. Tu me donnais tes yeux, un nouveau regard, Sur la beauté du monde, j'étais en retard. Et là j'écris, ce qui m'étonne, C'est que quand je crie, je ne prends pas la gomme. Les mots s'ajoutent, Ils me touchent droit au coeur, Il n'y a pas de de doute, C'est toi mon bonheur. Et si tu souhaites revenir, ce sera à ton tour, De sans peur me le dire, je fêterais ton retour, Mes pensées seront, toujours pour toi. C'est la joie que tu me donnes, que ton sourire incarnera. Et même si on est loin, il y aura ton regard, Sur la beauté du monde, que me donneront tes avatars. Si tu me le permets, je te passerai la bague, Et je t'accompagnerai, Rejoindre ce vieux nuage.
Fièvre de la perle
Tu es ma perle, et mes larmes perlent à mes yeux à l'idée de te perdre, Je me battrai sans trêve je soufflerai à m'en décoller la plèvre, pour attiser le feu sur tes lèvres. Tu reste ma perle, Si tu attends au fond de l'océan, Que vraiment je suis distant, Je nagerai contre courant, Le chant des sirènes me sera indifférent, Car ma perle te rejoindre est important. Si je bois la tasse, ou même une louche, Je sais que ton bouche à bouche, Me redonnera la force d'avant. Si je ne peux te recueillir, ma perle, Mes larmes perleront à mes yeux, Elles couleront pour se mélanger à l'eau salée, Ça la rendra plus douce, Et si pour ça je dois me dessécher, Comme pour te sucer les pouces, Je le ferai sans hésiter. Mais préfère rejoindre ta frimousse, Alors je construirai un radeau pour attendre au dessus de toi, Ensuite la marée s'en ira et je te prendrai dans mes bras, Tu seras ma perle.
Rupture
Hier j'ai brûlé ta photo , Mais avant de la jeter au feu , Je l'ai embrassée, Puis j'ai récupéré les cendres, Mes larmes s'y sont mélangées, L'odeur de brûlé est partie, Mais ton image est restée. J'ai déchiré tes lettres, Mais avant de les froisser, Je les ai relues, Puis j'ai recollé les miettes, Mes larmes ont estompé tes mots, Les beaux mots sont effacés, Mais les durs y ont persisté. J'ai décousu ton tricot, Mais avant de l'effilocher, J'ai senti son odeur, Puis j'ai gardé la laine, Mes larmes ont déteint les couleurs, J'ai beaucoup d'autres habits, Aucun ne remplace ton pull-over.
Dépression
Tu me donnes envie de mourir, Car je t'aime tellement, Je ne veux que me détruire, Moi je perds tout le temps, Balayer les pleurs, le malheur, Oublier dans l'horreur, Taire mon âme souffrante, Ainsi que ses envies rémanences, Donner le dessus aux idées noires, Et chanter leur gloire, Sera mon credo pour les années à venir, Tu me verras pleurer, m'entendras gémir, Mes complaintes, tu en riras sans crainte, Lorsque j'agirais tu sauras l'amour, Que tu as créé dans mon intérieur, Et partout ça sentira mon amour, Il se répandra tel une odeur, De poudre prête à nous crever, Quoi qu'il arrive je vais y passer.
Les 48 coups de minuit
La condensation froide et moite sur la vitre, Cache mon visage, occulte mes grimaces, Pendant que derrière elle j'écris, loquaces épîtres, Grâce au stylo qui gratte le papier, trace, Les rebroussements des boucles que contient ton adresse. Tu recevras trop tard ma longue missive, Explication posthume décrivant ma détresse, J'aurais dû la soigner, ma douce folie hâtive. Désormais c'est fini, lâchement je te quitte, Aussi je te libère de cette compassion, Que merci tu m'offrais, belle sincère et gratuite, Ta chère bienveillance, honorable sans répulsions, Je m'en rappellerai en parcourant l'ailleurs, En repensant une chose, c'est que dans ce monde là, L'amitié plus que tout avait de la valeur, On ne peut changer seul, un monde sans foi ni loi, Si tout le monde m'accueille, il me faut un prétexte, Mes ratés amoureux, exemple fort imbécile, Mais si vrai à mon sens, pour justifier mon geste, Une fille, et voilà blessé mon talon d'Achille. S'il fallait un coupable, je choisirais mon art, Il m'a permis le pire d'ailleurs voici la preuve. L'excellence dans les rimes ne vaut pas un rancard, Méritant toutefois de n'avoir laissée veuve, Qu'une plume désormais crispée, froide, peu adhérante, Cette plume fait là son deuil, rédige son épitaphe, Mais laissera qui tu sais, perplexe ou indolente. Pendant l'instant chétif, l'abominable gaffe, Que diras-t-on de moi ? que j'étais un trésor ? Trop enfoui ? trop caché ? trop creux conviendrait mieux, Qui en ce lieu sinistre aura des remords ? Qui donc endossera mon costume de chien galeux ? Pas cette fille j'espère, je la voudrais protéger, Elle n'a rien fait de mal, rien du tout je te jure, Même si mon discours traîne sur la durée, C'est dans le seul but de retarder ma bavure. La catharsis passée, mettons les choses au clair, Par cette fin anticipée, j'offre toute l'affection, Que je n'ai put écouler. Mon jugement sévère, Arrive impromptu, pour montrer à raison, L'inexorable malédiction qui c'est abattue, Sur un pauvre chambérien improvisé poète, Qui embellissait de belles tournures son vécu, Tout en restant, avec le plus grand nombre, honnête Je voulais juste être sûr, que l'on pouvait m'aimer, Mais me rencontrer posait déjà problème, Celle qui me découvrira sera la rosée, Ses gouttes glissant le long de mon visage blême.
Interrogation rétrospective
En tendant les bras pour effleurer la Lune, Même avec pudeur, même avec délicatesse, On rendra à chaque fois jalouse Saturne, Elle aussi cherche l'amour, cherche la tendresse. Faut-il en avoir eu deux, dix ou bien qu'une ? D'étoile dans sa vie, de fille dans sa jeunesse. Faut-il se demander si c'était une lacune? Due à un manque de confiance, due à la paresse, Quand on vieillit et que l'on a aucune, Vraie raison de pleurer, vraie raison d'allégresse.
La vie continue
Une rupture après si longtemps, C'est toujours une grosse déchirure. Après elle il faut aller de l'avant, Se sentir heureux, sortir, respirer l'air pur. Ça aide à panser son coeur alors abîmé, Certes la blessure ne guérira pas, Mais il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Ça veut dire que bientôt il s'ouvrira, Laissant pour une autre un espace. Maintenant la patience sera la vertu, A adopter pour savoir faire face, A la solitude, jusqu'au jour inattendu, Où le bonheur se réinvite, En la personne qui correspond, A ce qui en vous excite, Des sentiments qui poussent à la déraison, Des sentiments que rien ne refoule, Des sentiments qui vous collent et vous entourent. Tout va bien, enfin, le destin roule, Il passe, passe, et déjà joue avec notre amour.
Les femmes
Ma plume voudrait écrire, Des phrases pour vous faire rougir, Dommage que je ne sois capable, D'aligner que quatre mots valables, Alors ces mots souvenez vous-en : “Restez belles comme maintenant” Ma voix ne saurait dire, Ces mots sans tressaillir, Sans peur de sembler minable, Sans celle de vous savoir inabordables, C'est bête de trembler en disant : “Restez belles comme maintenant” Tandis que mes yeux peuvent trahir, Qu'ils voient les vôtres comme des saphirs, Et que vous êtes toutes admirables, Je ne veux pas que l'on m'accable, Car de trop je pense ce compliment : “Restez belles comme maintenant”
Pour Morphée
Morphée tu dois être belle, Mais tu ne viens qu'une fois nos yeux fermés, En tout cas tes bras sont chauds et douillets, C'est du plaisir mêlé de miel. Chasse le Soleil! Appelle les étoiles ! Sur un astre descends du ciel, Et recommence ta parade sempiternelle, Emmène nous dans un lieu sans égal. La porte des rêves que nous voulons franchir, Sans savoir ce qui nous attends après le seuil, Tu nous y pousses comme le vent souffle les feuilles. Courroucé ça sera les succubes et les satyres, Et les fées, les elfes ou les sylphes pour notre plaisir, Merci Morphée d'avoir fait mes rêves revenir.
Au revoir
Ma chérie, je voudrais te dire un peu, Sans pour autant te faire de mal, Il faut que je te dévoile, Que mon coeur ces temps-ci vacille, Ce n'est pas à cause d'une autre fille, C'est nos heurs à répétition, Les fautes qu'on faisait à l'unisson, Les difficultés à apprivoiser nos humeurs, La distance et son manque de chaleur, Mes envies de me sentir désiré. Je n'en peux plus d'une relation en chantier, Je voudrais éviter ta douleur, Mais ensemble on n'évite pas les pleurs, Chacun de notre côté on a peut-être notre chance, Pour les bons moments voici ma révérence. Je souhaiterais rester ami avec toi, Merci pour tout et pardonne moi, Mes larmes accompagnent ces vers, Mais pour être moi-même tout est nécessaire. J'ai pour ma part tout fait pour les éviter, Tu as tous les droits de penser, Que je suis nul, méchant, idiot, Fais ton jugement sans quiproquo, Et puisque je ne sais si j'aurai de recours, Je te dis de suite: je n'ai pas menti sur mon amour.
Un présent souvenir
Ton p'tit coeur qu'tu m'as donné, Hier soir j'l'ai r'gardé, Et je m'suis dit qu'il t'allait pas, Car ce p'tit coeur d'chair, Qu'j'aime à sentir près d'moi, Est bien plus doux qu'c'lui en fer, Il est mignon bien sûr, Je suis sûr qu'il faut que j'te rassure, Mais moi j'pense tout'fois, Qu'le tien l'est bien moins froid, Tu m'manques beaucoup ma chérie, Viv'ment qu'on soit à nouveau réunis.
Autres
Sans titre
Pour toi je veux être mieux que les autres, Paraître plus sympa et l'être, Paraître plus beau et l'être, Être l'être aimé, Celui qui recevra ses lettres, A ton adresse.
Théorème
Quel que soit l'endroit où tu te trouves, il existe un coeur battant pour toi Tel que l'ensemble des pensées de ce coeur te reviennent.
Sans titre
Pour une raison triste, Tu m'envoies sur une piste, Je marche sur le fil, fais l'équilibriste, Suis une fourmi sans antenne, J'attends que tu me reviennes, Pour redécouvrir ton souffle sur moi, Le goût de tes lèvres, ta voix, Et t'offrir des baisers chaque fois.
Sans titre
Pendant des années j'ai attendu, Une flèche enfin reçue, De Cupidon lui même, Alors il se trouve que je t'aime. Après des efforts insensés, Nous nous sommes trouvés.
Vitamine
Ouvrir un oeil puis le second, Jeter ainsi un regard furibond, A ce néfaste engin maléfique, L'abominable réveil électrique, Qui avec une régularité inégalée, Brise fatalement nos rêves sucrés. L'heure est venue pour nos études, Chaque matin a des similitudes, Tous les jeunes tirent la gueule, Pas le moindre sourire, pas un seul Mot. L'austérité est l'habit, Le plus en vogue ces temps-ci. Sur le trajet de l'école, Les zombis y-en a ras-le-bol, Enfin les jeunes soyez heureux, Essayez de changer un peu, Le sourire est un bonheur gratuit, A ne pas réserver qu'à ses amis.
© 2002-2005 FrihD (Di Cioccio Lucas)
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