Il manque à beaucoup d’entre nous qu’un peu plus de conscience, conscience des possibilités humaines et aussi des possibilités de la poésie. Il faut que nous nous persuadions que, comme l’a dit Goethe, « tout poème est de circonstance ». Mais il faut aussi nous persuader que pour qu’un poème de circonstance se transporte du particulier au général et prenne par là un sens valable, durable, éternel, il est nécessaire que la circonstance s’accorde avec les plus simples désirs du poète, avec son cœur et son esprit, avec sa raison...
La circonstance extérieure doit coïncider avec la circonstance intérieure, comme si le poète lui-même l’avait produite. Elle devient donc aussi vraie que l’émotion amoureuse, que la fleur enfantée par le printemps, que la joie de construire pour ne pas mourir. Le poète suit son idée, mais cette idée le mène à s’inscrire dans la courbe du progrès humain.[1]
- Message aux délégués du rassemblement pour la paix
- La justice n’est pas faiblesse
- Péri, Zoïa, Beloyannis
- Siqueiros
- Luiz Carlos Prestes
- Prague un soir de printemps
- La Confiance d’Henri Martin
- À Jacques Duclos
- ↑ Extrait d’une conférence sur la Poésie de circonstance, prononcée à la salle des Sociétés savantes, le 17 janvier 1952.
